Présentation 
 Lycée Général 
 Lycée Technologique 
 Lycée Professionnel 
 Résultats scolaires 
 Vie de l'établissement 
 Dossiers de candidature 
 Associations 
 Entreprise / Emploi 

    

  

Plan
du site


BTS audiovisuel

         
   Saint-Jean-Baptiste de La Salle (1651 - 1719)

Jean-Baptiste de La Salle naît à Reims le 30 avril 1651 à l'Hôtel de La Cloche, actuellement Hôtel de La Salle, rue de l'Arbalète à Reims. Il est l'aîné d'une famille de onze enfants dont sept survivront. Issu d'une famille bourgeoise, il souhaite devenir prêtre. Il commence ses études à Reims au Collège des Bons Enfants (actuellement Collège Université).
Puis pour se préparer au sacerdoce, il entre au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Mais la mort de sa mère, puis celle de son père, le rappelle à Reims, où, aîné de famille, il lui faut assumer la responsabilité de l'éducation de ses frères et sœurs.


Hôtel de La Salle

Ces nouvelles charges familiales le font hésiter. La direction spirituelle du Chanoine Nicolas Roland à qui il se confie, le rassure. Nicolas Roland conduira son disciple à l'ordination et l'accompagnera lors de la célébration de sa première messe en la cathédrale de Reims.
Nicolas Roland meurt quinze jours plus tard.

Ce sont les circonstances de la vie qui mèneront Jean-Baptiste de La Salle à s'occuper des écoles pour les garçons.

Un premier événement se produit au printemps de l'année 1679. En allant célébrer la messe chez les Sœurs de l'Enfant-Jésus, il rencontre Adrien Nyel, un laïc, envoyé de Rouen par une bienfaitrice d'origine rémoise qui souhaitait la création d'écoles pour les garçons du monde populaire.
Jean-Baptiste de La Salle accepte de collaborer à la réalisation de ce projet et contribue à l'ouverture d'une école sur la paroisse Saint-Maurice, puis sur la paroisse Saint-Jacques.
Adrien Nyel reparti, Jean-Baptiste de La salle reçoit chez lui les premiers maîtres. Quelque temps plus tard, il vient vivre avec eux dans une maison qu'il loue rue Neuve, actuellement rue Gambetta. Cette maison se situe sur la propriété actuelle du lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle.
Le contact avec le monde populaire auquel il n'était pas habitué, le pousse au détachement. Ainsi au cours d'une famine, il distribue tous ses biens aux nécessiteux.

Le voilà entièrement pris par l'œuvre des écoles pour les garçons du monde populaire à laquelle il va consacrer quarante années de sa vie.



Statue de Saint-Jean-Baptiste de La Salle
dans la Cathédrale de Reims

 


Élément de façade de
l'Hôtel de La Salle

Devant le succès des écoles de Reims, des curés des environs lui demandent un Frère pour ouvrir une école dans leurs villages. Il refuse, car cela aboutirait à la dispersion des Frères et à la disparition de la Congrégation naissante.
Il propose une autre formule : "Envoyez-moi des jeunes gens capables de devenir maîtres ; je les forme aux bonnes méthodes, et vous les retrouverez prêts à la tâche souhaitée".
Ainsi va naître, rue Neuve, ce que Jean-Baptiste de La Salle appelle un "Séminaire des maîtres pour la campagne". Une véritable école normale avant le mot.

Jean-Baptiste de La Salle quitte Reims en février 1688 car il sent que l'archevêque de Reims, Maurice Le Tellier, veut enfermer l'œuvre dans les limites étroites du diocèse. Il va prendre en charge l'école de la paroisse de Saint-Sulpice à Paris.
De Paris, son oeuvre va se répandre en plusieurs villes de France : Troyes, Dijon, Calais, Chartres, Grenoble, Versailles, Rouen ... et dans le midi : Avignon, Mende, Alès, Les Vans.

Mais il connaît d'énormes difficultés, sans cesse renaissantes : hostilité d'une partie du clergé, procès injustes qui attaquent sa réputation, maladies...

Jean-Baptiste de La Salle meurt à Rouen, le 7 avril 1719, à l'âge de 68 ans.
Il laisse 20 écoles en France, une à Rome et presque 100 Frères.

  Poursuite de l'oeuvre de Jean-Baptiste de La Salle

Pendant le 18ème siècle, l'œuvre s'étend dans la plupart des régions de France.
La Révolution Française, en supprimant les Congrégations religieuses, va tout ruiner. Les Frères se trouvent réduits à la dispersion clandestine. Plusieurs mourront martyrs : massacres de septembre 1792 à Paris, guillotine à Rennes, pontons de Rochefort.
La tourmente passée, les survivants se regroupent à Lyon et à Reims. Les Frères deviennent des instituteurs communaux.

L'Institut va reprendre vie.
Partout en France, on sent un intense besoin de formation et d'éducation. Il faut remettre sur pied les structures d'enseignement dévastées par des années de désordre. Les Frères y apportent leur contribution. La plupart des écoles s'adressent au monde populaire. On ouvre aussi quelques établissements d'enseignement secondaire (qui serviront de modèles à l'enseignement public), ainsi que des écoles techniques et professionnelles. C'est ainsi qu'en 1876, l'École de la rue de Contrai offre aux élèves un Cours Professionnel avec ajustage, modelage, menuiserie, tissage...

Pour répondre aux besoins de l'époque qui s'industrialise, les Frères créent une Ecole d'Arts et Métiers formant des cadres chrétiens. Cette école était située rue du Barbâtre, à l'emplacement actuelle de la Maison Saint Sixte. Une première promotion s'ouvre en 1899 avec 51 élèves. Les années suivantes verront le chiffre augmenter.

Malheureusement, la guerre de 1914-1918 laissera les bâtiments à l'état de ruines. L'Oeuvre se poursuivra à Erquelines (sur la frontière belge) et depuis 1940 à Lyon. 

 

Une grande vitalité que la loi du 7 juillet 1904 va stopper. En effet, cette loi interdit aux membres des Congrégations religieuses tout enseignement sur le territoire français. Des Frères se sécularisent pour sauver des écoles. D'autres, en grand nombre, partent à l'étranger. Ce mouvement va aboutir à faire connaître l'Oeuvre de Saint-Jean-Baptiste de La Salle dans le monde entier.

 
 
Accueil / Lycée / Formation / Audiovisuel / Radio / Stats / Contacts      
Tous droits réservés - Reproduction même partielle interdite - © Copyright 2005 - Conception et réalisation Creasoft51 et Frog
Ouverture de la Licence Professionnelle MENATIS